Un syndicat mixte « pêche et plaisance » pour porter le développement des Ports Cornouaillais

A

partir du 1er janvier 2018, les sept ports de pêche-plaisance de Cornouaille seront gérés par un syndicat mixte, dont le Conseil départemental aura la présidence. Explications.

La loi NOTRe (Nouvelle Organisation territoriale de la République) a réinterrogé la compétence portuaire. Dans ce cadre, le Conseil départemental a proposé un mode de gouvernance alternatif et partagé pour les ports de pêche et de plaisance de Cornouaille. à partir du 1er janvier 2018, un syndicat mixte dont seront membres le Département, la Région Bretagne et les intercommunalités* pour porter le développement des ports de pêche-plaisance de Cornouaille sera mis en place.

Un enjeu pour l’emploi

Ces sept ports (Douarnenez, Audierne, St-Guénolé Penmarc’h, Le Guilvinec-Lechiagat, Loctudy-île Tudy, Plobannalec-Lesconil et Concarneau) sont un enjeu d’attractivité fort pour le Finistère. Leur activité représente un quart de la pêche fraîche française et la moitié de la pêche fraîche bretonne. Une filière qui compte des milliers d’emplois  directs (pêcheurs, armements…) ou indirects (mareyage, transformation des produits de la mer…).

Une gouvernance partagée

La décision de créer ce syndicat mixte a été votée à l’unanimité par les élus du Conseil départemental le 2 mai dernier. Il sera compétent à partir du 1er janvier 2018, après le vote de son budget cet automne. Ses compétences seront les suivantes : l’aménagement, l’entretien et la gestion des ports, l’intégration des activités portuaires dans le tissu économique local et régional, la prise en compte des interfaces ville-port. Il aura la responsabilité des contrats de délégation de service public pour l’exploitation de la pêche et gèrera à terme l’ensemble de la plaisance en régie. Des attentes fortes de développement de la plaisance ont été exprimées ces dernières années. Il appartiendra au syndicat mixte de les rendre concrètes.

Quant à sa gouvernance, elle laisse une large place aux intercommunalités (8 voix), le Département qui présidera le syndicat ayant pour sa part également 8 voix et la Région 4. Un enjeu fort : celui de rechercher le consensus pour permettre un projet territorial commun, marque du Finistère.

* Communauté d’agglomération Concarneau Cornouaille Agglomération, communautés de communes du Pays Bigouden Sud, du Cap Sizun – Pointe du Raz et de Douarnenez Communauté. 

Un budget porté en commun

Le Département contribuera majoritairement au budget du syndicat, à hauteur de 7,7 millions d’euros par an. La Région Bretagne apportera 1 million d’euros par an et participera via des subventions aux projets structurants concernant la pêche. Quant aux intercommunalités, elles contribueront
à hauteur de 700 000 euros par an. Au total, cela représente un effort supplémentaire annuel consenti par les collectivités de 1,8 million d’euro/an.

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Porter le développement
de la filière plaisance
et de la pêche en cornouaille

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Michaël Quernez,
1er Vice-président du Conseil départemental en charge de l’insertion, de l’emploi, du développement et de l’attractivité

Pourquoi avoir créé un syndicat mixte pour les ports de pêche-plaisance de Cornouaille ?

Le Conseil départemental a souhaité partager sa compétence portuaire avec les acteurs locaux et avec la Région au sein du syndicat mixte pour porter un projet en lien avec les territoires, permettant le développement de la filière pêche et de la plaisance.

Il permettra de sortir d’une approche historique « port par port » et de construire un projet de développement à l’échelle de la Cornouaille, s’appuyant sur la complémentarité entre les ports. Les membres du Comité syndical décideront ensemble des projets et des investissements à mener : restructurations, entretien, infrastructures, bâtiments, pontons, dragages…

Cette nouvelle gouvernance permettra de renforcer la structuration de la filière la pêche en déclinant les orientations régionales du futur Groupement d’Intérêt Public « Pêche de Bretagne » et également de mettre en œuvre les orientations départementales du Livre Bleu du nautisme pour la plaisance.

Cette gouvernance commune signifie également une mise en commun de moyens financiers, humains et techniques. Cette mutualisation des moyens permettra d’envisager un niveau de service amélioré pour les professionnels et la réalisation de projets structurants et de développement.