Julie Gerecht, ambassadrice Tout commence en Finistère

La mer à 360°

ulie Gerecht, 37 ans, ancienne navigatrice professionnelle, a ouvert depuis un an l’auberge « Bigouden backpacker » à Treffiagat. Elle vient également de créer une association et une entreprise, alliant sport, santé et nature en ouest Cornouaille.

« Moi, avant tout, je suis navigatrice. Même si j’aime les gens, j’ai besoin d’être proche de la nature. Cette nécessité de partir en mer vient de là, c’est un contexte hors du temps ». Julie Gerecht, ambassadrice de la marque Tout commence en Finistère, plante d’emblée le décor. Cheveux châtains clair bouclés et teint halé par les embruns, cette grande femme athlétique habite à Treffiagat. Elle vient d’ouvrir l’auberge « Bigouden backpacker » et de créer une association et une entreprise, alliant sport, santé et nature en ouest Cornouaille.

« J’aime travailler en équipe, partager avec des gens »

Le Finistère, pour elle, est une terre d’adoption. « Je n’y suis pas née,  mais j’en ai fait un territoire de cœur. » Après une jeunesse à Paris, elle arrive en Bretagne à 18 ans, pour entamer un beau parcours pro en voile. école nationale de voile à Quiberon, en match racing (1re mondiale en 2005  et en 2016). Prépa olympique en Yngling, pour finir 5e avec 3 équipières, aux JO en 2008. Course au large en équipage. En parallèle, elle s’engage dans la marine nationale, comme sportive de haut niveau, de 2003 à 2009.

Pour elle, la voile est aussi un lieu de rencontres : « Je ne suis pas une solitaire. J’aime travailler en équipe, partager avec des gens », précise-t-elle. C’est d’ailleurs sur un bateau que se dessine sa transition entre le monde du sport et celui de l’entreprise. La propriétaire d’un bateau sur lequel Julie naviguait, dirigeante d’une grande entreprise (Unibail-Rodamco) lui dit : on recherche des gens comme toi. « J’ai été recrutée sur un bateau », s’amuse la navigatrice. Pendant deux ans et demi, elle gère les Docks Vauban au Havre, à côté des quais de départ de la Transat Jacques Vabre. Elle poursuit ensuite avec un autre chalenge : celui de monter un salon nautique pro, LH Sailing performance. « Et puis, au bout de deux ans et demi, j’ai dit stop. Trop de responsabilités, marre des semaines à 80-90 heures. J’avais entre temps acheté ma maison à Treffiagat… »

Le Finistère, ça break

Julie fait un break et retrouve la mer et la nature. En skippant sur des missions de recherche sur les cétacés en Méditerranée et en partant en voyage, en Nouvelle-Zélande et en Australie. « C’était une sorte de voyage initiatique. J’ai découvert une typologie de paysages très ressemblante au Finistère. En rentrant, c’était une évidence pour moi, je voulais habiter là, à Treffiagat. Mais ma question était qu’y faire ? »

La facilité de son voyage, où les hébergeurs sont des vecteurs pour les offres de loisirs lui plait. Elle essaye donc de développer le concept et commence par rénover un ancien commerce pour en faire une auberge de « backpackers ».

En parallèle, elle s‘installe comme consultante et crée deux entités. L’association Sea up performance, avec un portail de prestataires dans le domaine sport, santé, nature, comme le swin and run, la nutrition autour des algues ou le pilate sur la plage. Et la société Sea sport training, qui organise des programmes sur mesure pour les sportifs et les entreprises. Préparation mentale et physique, coaching, cohésion d’équipe… Avec comme vecteur le nautisme.

« Mon rôle, c’est de valoriser les compétences sur le territoire et de les mettre en relation avec le public : Finistériens, touristes, sportifs ou entreprises. Le Finistère apporte énormément en termes de lâcher-prise.  Il y a l’air pur, la nature sauvage, l’effet de la mer tout simplement. C’est pourquoi l’argument de la mer à 360° de la marque Finistère, me parle. Cela sort les gens de leur contexte. Et cette richesse maritime et naturelle partout, « ça break ! ». Les touristes doivent en être conscients, mais aussi les locaux. Certains ne se rendent pas compte que c’est un luxe de pouvoir rejoindre la mer en 5 minutes et d’y pratiquer d’aussi nombreuses activités. »

guillemet

Mon rôle, c’est de valoriser les compétences sur le territoire et de les mettre en relation avec le public

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