La Cavalcade de Scaër

Un carnaval qui resserre les liens

Depuis 1923, Scaër organise son carnaval : la Cavalcade de Scaër. Tous les deux ans à la Pentecôte, le lien social se recrée, la commune entre en ébullition. Rencontre avec les petites mains du carnaval.

Les années de cavalcade, Scaër est en ébullition. Dans les hangars de gigantesques structures s’échafaudent. Tous les deux ans, pendant 6 mois, près de 1500 carnavaliers s’activent. Chaudronniers, couturières, menuisiers, peintres, bricoleurs du dimanche, mères de famille, jeunes enfants, grands parents… Le « comité cavalcade », association organisatrice de l’événement, estime que deux tiers des habitants de Scaër s’impliquent de près ou de loin dans la préparation du carnaval, soit plus de 3000 personnes.

Autour de la table ce jour-là, bénévoles et membres du « comité cavalcade » évoquent leur engagement. Martine et Germain sont « nés dedans. On a toujours fait le carnaval, depuis qu’on marche ! ». Hélène, elle, n’est pas bretonne, « mais je me suis investie. C’est fédérateur. J’ai découvert en tant que spectateur, puis comme bénévole et j’ai eu envie de participer à la vie de Scaër », explique Hélène, qui a rejoint l’organisation.

« Travailler 6 mois dans un hangar ensemble, c’est fort »

Les années impaires, la cavalcade de Scaër, défilé de chars monumentaux, envahit la ville à la Pentecôte. Selon une responsable du centre communal d’action sociale (CCAS), ces années-là, les demandes d’aides baissent. Les jeunes (re)mettent le pied à l’étrier. « Cela permet de recréer du lien social. Les carnavaliers travaillent 6 mois dans un hangar ensemble, c’est fort. Et les groupes restent très soudés, même après. Dans le nôtre, on est maintenant tous en retraite, mais on se voit encore ! », précise Martine.

Joël, lui, est bénévole de l’association de marcheurs « Ar ruz boutou ». Comme d’autres membres d’associations locales, ils donnent un coup de main. « On va chercher les lits. On aide pour la logistique, la pose des barrières de sécurité. Cela nous apporte beaucoup, précise Joël. On se voit dans une bonne ambiance. On apprend à se connaître ». Ce retraité, qui a participé à de nombreuses éditions de la Cavalcade, prête maintenant son hangar. « Il y a un char qui se construit dans mon hangar. Ça met de l’ambiance dans le quartier. Je leur mets un local propre à disposition ».

En attendant les 4 et 5 juin, où plus de 20 chars animés défileront dans Scaër, les gens se retrouvent, choisissent leur thème, créent un char et des costumes, élaborent leur chorégraphie, pour que le week-end de la fête, tout le monde puisse en profiter !


+ d’infos sur www.lacavalcade.fr